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Somalie : l’ONU et ses partenaires condamnent l’explosion de violence à Mogadiscio et appellent au dialogue

Somalie : l’ONU et ses partenaires condamnent l’explosion de violence à Mogadiscio et appellent au dialogue

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L’ONU et des partenaires internationaux ont condamné fermement mardi, dans une déclaration conjointe, la flambée de violence dans la capitale somalienne Mogadiscio, le dimanche 25 avril, et ont appelé toutes les parties prenantes à faire preuve de retenue et à reprendre le dialogue.

NEW YORK, USA, le 28 Avril 2021,-/African Media Agency (AMA)/-Dans une déclaration séparée publiée lundi soir, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’est dit profondément préoccupé par les récents affrontements armés à Mogadiscio et a réitéré son appel à toutes les parties prenantes somaliennes « à s’abstenir de nouvelles violences et à résoudre leurs différends par le dialogue et le compromis ».

« Le Secrétaire général exhorte toutes les parties prenantes somaliennes à reprendre immédiatement les négociations et à conclure un accord sur la base du modèle électoral du 17 septembre et des propositions de Baidoa », a dit son porte-parole dans cette déclaration.

Dans leur communiqué conjoint, l’ONU et ses partenaires internationaux rappellent avoir « averti à plusieurs reprises que la prorogation des mandats entraînerait une crise politique et compromettrait la paix, la stabilité et la sécurité en Somalie ». « À la suite des violences du 25 avril, nous exhortons toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue, à reprendre le dialogue et à éviter les actions unilatérales qui pourraient conduire à une nouvelle escalade », disent-ils.

Le communiqué est signé par la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM), la Belgique, le Canada, le Danemark, Djibouti, l’Égypte, l’Union européenne (UE), la Finlande, la France, l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), l’Irlande, l’Italie, le Japon, les Pays-Bas, la Norvège, l’Espagne, le Soudan, la Suède, la Suisse, le Royaume-Uni, les États-Unis et les Nations Unies.

Emergence de la fragmentation de l’Armée nationale somalienne

L’ONU et ses partenaires se disent « particulièrement alarmés par l’émergence de la fragmentation de l’Armée nationale somalienne le long de lignes claniques, qui nuit à sa tâche principale de combattre Al Shabab et de protéger la population somalienne ». « Le recours aux forces de sécurité pour la poursuite d’objectifs politiques est inacceptable », ajoutent-ils.

Selon eux, l’accord du 17 septembre reste le seul modèle convenu pour les élections et ils exhortent les signataires de cet accord à reprendre immédiatement les pourparlers sur cette base.

L’ONU et ses partenaires se félicitent de la décision du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine de nommer un Envoyé spécial et demandent instamment à ce représentant de haut niveau d’arriver à Mogadiscio et de commencer ses travaux dès que possible. « Nous sommes prêts, en tant que partenaires, à apporter notre soutien à cet Envoyé et, en attendant, nous poursuivons nos efforts pour rapprocher les parties », ajoutent-ils.

Selon la presse, des échanges de tir ont éclaté à Mogadiscio, dimanche, alors que les forces de sécurité fidèles au Président Mohamed Abdullahi Mohamed, dit « Farmajo », se sont heurtées à des soldats loyaux à des dirigeants de l’opposition.

Les affrontements font suite à des mois de tensions depuis que le Président n’a pas tenu les élections présidentielle et parlementaires prévues avant février, puis, deux mois plus tard, a prolongé son mandat de deux ans. Les opposants du Président ont qualifié cette prolongation d’inconstitutionnelle.

L’ONU et ses partenaires craignent que les combats ne dégénèrent en une confrontation plus large qui pourrait anéantir des années de progrès modestes mais réguliers vers la transformation de la Somalie en un État fonctionnel.

Cette crise trouve ses racines dans le désaccord persistant entre le Président somalien et les dirigeants du Puntland et du Jubaland, deux des cinq Etats semi-autonomes de la Somalie, sur la conduite des élections. Un accord avait été trouvé en septembre pour des élections fin 2020-début 2021. Mais cet accord a débouché sur une impasse, dont chacune des parties se rejette la responsabilité.

Distribué par African Media Agency (AMA) pour ONU Info.

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