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Coronavirus : la menace d’une pandémie est devenue très réelle, selon l’OMS

Coronavirus : la menace d’une pandémie est devenue très réelle, selon l’OMS

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Alors que le coronavirus continue de se répandre dans le monde entier, le chef de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti lundi à Genève que « la menace d’une pandémie » est « devenue très réelle ».

NEW YORK, USA, le 10 mars 2020,-/African Media Agency (AMA)/- « Maintenant que le coronavirus a pris pied dans de nombreux pays, la menace d’une pandémie est devenue très réelle. Mais ce serait la première pandémie de l’histoire qui pourrait être contrôlée », a déclaré Dr. Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une conférence de presse à Genève.

« En fin de compte, nous ne sommes pas à la merci de ce virus », a-t-il ajouté, relevant au passage que parmi les quatre pays qui comptent le plus grand nombre de cas, la Chine maîtrise son épidémie.

Selon le Directeur général de l’OMS, il y a maintenant une diminution des nouveaux cas signalés dans le monde. « Ces pays démontrent qu’il n’est jamais trop tard pour renverser la vapeur sur ce coronavirus », a-t-il fait remarquer. « Même si nous appelons cela une pandémie, nous pouvons encore la contrôler », a-t-il répété, ajoutant sur l’importance d’un protocole orienté vers « des actions rapides et décisives ».

Le nombre de cas de nouveau coronavirus a atteint 110.029, dont de 3.817 décès, dans 105 pays et territoires, selon un nouveau bilan établi ce lundi en début de soirée par l’OMS. « Au cours du week-end, nous avons franchi la barre les 100.000 cas signalés dans 100 pays. Il est certainement troublant que tant de personnes et de pays aient été touchés, si rapidement », a ajouté le chef de l’OMS.

Toutefois, « le nombre total de cas de Covid-19 signalés et le nombre total de pays ne disent pas tout », a-t-il dit. Une façon pour l’agence onusienne de rappeler que sur tous les cas signalés dans le monde à ce jour, plus de 90% proviennent de quatre pays seulement : Chine, République de Corée, Italie et Iran.

« Il s’agit d’une épidémie inégale au niveau mondial », relève Dr. Tedros, tout en ajoutant que les différents pays se trouvent dans des schémas différents. Ce qui nécessite une réponse adaptée. « Il ne s’agit pas de confinement ou d’atténuation – ce qui est une fausse dichotomie. Il s’agit des deux », insiste Dr. Tedros.

« Que l’espoir soit l’antidote de la peur » – Dr. Tedros

Si la Chine semble sortir de l’ornière avec une diminution des cas, l’Italie, désormais troisième pays le plus touché après la Chine et la Corée du Sud avec 366 décès et 7.375 cas, a placé dimanche un quart de sa population en quarantaine. « Nous sommes encouragés par le fait que l’Italie prend des mesures agressives pour contenir son épidémie et nous espérons que ces mesures s’avéreront efficaces dans les prochains jours », a souligné Dr. Tedros.

Au-delà du cas italien, l’OMS entend ainsi rappeler qu’avec « une action décisive et précoce », il est possible de « ralentir le coronavirus et prévenir les infections ». A cet égard, il ajoute que « sur les 80.000 cas signalés en Chine, plus de 70% des personnes ayant été contaminées par le nouveau coronavirus en Chine ont guéri ».

Par ailleurs, l’OMS a regroupé les orientations pour les pays en 4 catégories. Il s’agit d’abord des pays sans cas ; ceux avec des cas sporadiques ; les pays avec des foyers ; et enfin les territoires avec une transmission communautaire. Mais pour tous les pays, l’objectif est le même, à savoir « arrêter la transmission et prévenir la propagation du coronavirus ».

Mais pour y arriver, les pays, des trois premières catégories, doivent se concentrer sur la recherche, le dépistage, le traitement et l’isolement des cas individuels, et le suivi de leurs contacts. En revanche, les pays ayant une transmission communautaire pourraient, selon le contexte, « envisager la fermeture des écoles, l’annulation des rassemblements de masse et d’autres mesures pour réduire l’exposition ».

Plus globalement, l’OMS continue à appeler tous les pays à prendre « des mesures rapides et énergiques pour protéger leur population et sauver des vies ». Mais le message qu’adresse l’OMS au monde est que « l’espoir » doit être « l’antidote de la peur ». « Que la solidarité soit l’antidote à la faute. Que notre humanité commune soit l’antidote à notre menace commune », a répété à plusieurs reprises Dr. Tedros.

Distribué par African Media Agency (AMA) pour les Nations Unies.

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